Un cas isolé

Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
L'Agence canadienne d'inspection des aliments confirme que la vache atteinte d'encéphalopathie spongiforme bovine dans une ferme albertaine constitue un cas isolé.
Aucune des autres bêtes provenant de la ferme albertaine où un cas de vache folle a été confirmé lundi n'est infectée.
Les tests réalisés par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) sur 24 vaches nées dans la ferme 12 mois avant et après la naissance de l'animal malade se sont révélés négatifs.
La bête malade est née après qu'ait été décrétée l'interdiction de nourrir les bovins avec des farines animales, en 1997.
L'annonce par l'ACIA de la découverte d'un quatrième cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) au Canada n'a pas inquiété outre mesure les autorités canadiennes et américaines quant à son impact sur le commerce du boeuf entre les deux pays.
L'ACIA souligne que la découverte d'un nouveau cas tient beaucoup au raffinement des mesures de dépistage depuis le premier cas en mai 2003. Depuis, le Canada a testé 87 000 bêtes.
La découverte avait à l'époque entraîné une dévaluation massive du boeuf canadien sur les marchés mondiaux et un embargo américain de plus de deux ans sur les importations canadiennes de boeuf aux États-Unis.
En juillet, Washington a de nouveau autorisé l'entrée de bovins canadiens de moins de 30 mois sur le marché américain. Les producteurs canadiens estiment avoir perdu 7 milliards de dollars depuis la découverte du premier cas d'ESB, en Alberta.